Par Séverine Accompagnement · 7 min de lecture

Il y a des femmes qui lisent, qui observent, qui suivent depuis des mois.
Elles enregistrent des articles, sauvegardent des publications, notent des idées dans un coin de leur tête. Elles savent, quelque part, qu'elles auraient besoin d'un espace pour souffler, pour être entendues, pour démêler ce qui s'est noué en elles depuis trop longtemps.
Et pourtant, elles n'appellent pas.
Pas parce qu'elles ne souffrent pas. Mais parce qu'elles se disent, à mi-voix : "Ce n'est pas si grave. D'autres ont vraiment besoin de ça. Moi, je fais encore illusion. Je gère."
Si tu es en train de lire ces lignes, il y a de bonnes chances que tu sois l'une d'elles.
C'est une phrase que j'entends souvent, formulée différemment selon les femmes, mais toujours avec la même tonalité : une sorte de permission refusée à soi-même.
"Je ne suis pas en dépression, donc ce n'est pas pour moi." "Je n'ai pas vécu de traumatisme majeur, je n'ai pas à me plaindre." "Ça pourrait être pire."
Ce raisonnement-là, il a l'air raisonnable. Mais à y regarder de plus près, il repose sur une idée fausse : l'idée qu'on n'a droit à du soutien qu'à partir d'un certain seuil de souffrance. Qu'il faut mériter l'aide. Qu'il faut d'abord épuiser toutes ses ressources, tout essayer seule, tout porter seule et seulement alors, peut-être, tendre la main.
Cette croyance, elle ne protège pas. Elle isole.
Et plus elle s'installe, plus le poids grandit en silence.
Il y a quelque chose d'insidieux dans l'attente. On pense qu'on attend le bon moment, la bonne occasion, le moment où "ce sera vraiment nécessaire". Mais ce qu'on fait en réalité, c'est laisser quelque chose se cristalliser.
Une anxiété qui s'installe comme une compagne indésirable. Une fatigue émotionnelle qui s'accumule. Des pensées qui tournent en rond, la nuit, quand tout est silencieux. Une distance douce mais réelle avec soi-même.
On continue à fonctionner. On s'occupe des enfants, du travail, des autres. On sourit. On répond "ça va" quand on te demande comment tu vas.
Mais en dedans, quelque chose s'alourdit.
Et la femme qu'on est en train de devenir à force d'attendre plus éteinte, plus fatiguée, plus loin de soi c'est un coût. Un coût réel, même s'il ne se voit pas de l'extérieur.
Dans l'islam, chercher du soutien n'est pas un aveu de faiblesse. C'est une posture de foi.
Le Prophète ﷺ a dit :
"Allah vient en aide au serviteur tant que celui-ci vient en aide à son frère." (Rapporté par Muslim, Sahîh Muslim n°2699)
Ce hadith parle de l'entraide au sens large et il dit quelque chose de beau : accepter d'être soutenue, c'est aussi s'inscrire dans ce mouvement de miséricorde qu'Allah a placé entre les croyants. Ce n'est pas une faiblesse. C'est une manière de reconnaître que nous avons été créées pour ne pas tout porter seules.
On a souvent une image fausse de ce qu'est un accompagnement psychologique ou spirituel. On l'associe aux grandes crises, aux effondrements, aux situations où il n'y a plus d'autre option.
Mais ce n'est pas ça.
Un accompagnement, c'est un espace. Un espace pour poser ce qu'on porte depuis trop longtemps, sans avoir à le justifier, sans craindre le regard de l'autre. Un espace pour nommer ce qu'on n'arrive pas à formuler seule, parce que parfois les mots n'ont de sens qu'une fois prononcés à voix haute devant quelqu'un qui écoute vraiment.
C'est aussi et c'est ce qui m'est cher dans mon approche un espace où la foi n'est pas mise de côté, mais où elle est au cœur. Où les outils islamiques ne sont pas un supplément d'âme, mais le fil directeur de ce qu'on explore ensemble.
Tu n'as pas besoin d'être en crise pour en avoir besoin.
Tu n'as pas besoin d'avoir "tout essayé" avant.
Tu as juste besoin de sentir que quelque chose mérite d'être regardé, accompagné, traversé avec quelqu'un à tes côtés.
Voici ce que je vois, dans les séances, chez les femmes qui ont franchi le pas sans "être au fond" :
Elles arrivent souvent avec une phrase du type "je ne sais même pas par où commencer". Et c'est exactement là qu'on commence. Pas à partir d'un effondrement, mais à partir d'un flou, d'une fatigue, d'une impression diffuse que quelque chose ne va pas.
Ce qu'elles trouvent dans l'accompagnement, c'est d'abord un espace pour mettre des mots sur ce qu'elles portaient sans le nommer. Parfois, nommer suffit à alléger. Elles y trouvent aussi une compréhension de ce qu'elles vivent psychologiquement, mais aussi spirituellement parce que comprendre pourquoi on réagit comme on réagit, ça change quelque chose en profondeur. Des outils ancrés dans l'islam viennent s'y ajouter : tawakkul, dhikr, du'as, retour aux Noms d'Allah pas comme des formules, mais comme de vrais appuis dans le quotidien. Et surtout, un regard sans jugement sur leur histoire, leurs erreurs passées, leurs difficultés relationnelles. Un espace où elles peuvent être entières, sans filtrer.
Si tu es arrivée jusqu'ici, tu n'es probablement pas là par hasard.
Quelque chose en toi cherche un espace. Quelque chose en toi sait que ce que tu portes mérite d'être accompagné.
Je te propose deux formats selon là où tu en es. Si tu veux un premier espace d'écoute, sans engagement, une séance individuelle ponctuelle de 45 à 60 minutes par téléphone peut être un bon point de départ. Si tu sens que ce que tu traverses a besoin de temps et de profondeur, l'accompagnement sur 4 mois une séance par mois est fait pour ça.
Les deux se font par téléphone, dans un cadre confidentiel et bienveillant, ancré dans les valeurs islamiques.
Tu n'as pas besoin d'aller encore plus mal pour avoir le droit d'être accompagnée.
Si tu veux qu'on en parle, tu peux me contacter directement.

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